Contenu de la boîte

Dans la boîte, vous trouverez la montre, le bracelet, le câble de chargement et le manuel.

Boîte DM76

Design et qualité de fabrication

La DM76 est une petite montre légère avec une lunette et un cadre central en alliage de zinc brossé, tandis que l’arrière est en polycarbonate. Le capteur de fréquence cardiaque se trouve sous une fenêtre en acrylique lisse. La qualité de fabrication est excellente pour le prix : ajustements serrés et rien de visiblement mal aligné.

DM76 face avant

Malgré cette construction solide, elle se fait légère au poignet et s’oublie facilement. Le bracelet fourni est confortable, avec un toucher doux et une certaine souplesse.

DM76 face arrière

Le seul bouton (ce n’est pas une couronne rotative) donne accès au menu des applications ainsi qu’aux options de mise sous tension et de réinitialisation.

DM76 côtés

Le marketing la présente comme une « montre de natation pour femmes », ce qui explique l’absence de couronne rotative et de boutons supplémentaires. Je ne la traiterais pas comme une montre de natation, et je vous déconseille fortement de la plonger pendant une quelconque durée, ou de vous doucher avec.

Infos version firmware DM76

Écran

La montre dispose d’une dalle AMOLED de 1,32 pouce avec une résolution de 466x466 pixels. L’affichage est net avec des couleurs vives. La luminosité est suffisante pour la plupart des usages – le fabricant ne communique pas le niveau exact, mais il est probablement autour de 600 nits. L’écran reste visible à travers des lunettes de soleil polarisées, ce qui aide pour un usage en extérieur. La bordure est très fine, seulement quelques pixels de large.

Le verre n’est ni du Corning Gorilla ni du saphir, ce qui est attendu à ce prix. Il est légèrement en retrait, donc poser la montre face contre table devrait aider à la protéger des rayures. Des protections d’écran adaptées sont faciles à trouver et peu coûteuses, et je recommande d’en utiliser une.

Comme sur les autres modèles AMOLED GloryFitPro, l’AOD (Always On Display) est disponible avec sa propre bibliothèque de cadrans – sachez que l’impact sur la batterie est important.

Interface de la montre

La DM76 utilise le même système d’exploitation de montre que les autres modèles GloryFitPro avec un matériel similaire, comme la Y101. Cette unité utilise le MCU ATS3085S qui, sur le papier, devrait offrir des graphismes plus fluides comme la Kospet Magic R10, mais curieusement ce n’est pas le cas. En pratique, ce n’est qu’un peu mieux que les montres ATS3085L. Il y a des effets de transition supplémentaires (cartes qui se retournent, etc.), mais le défilement donne globalement la même impression. Je ne sais pas pourquoi.

L’interface est standard et devrait être familière à toute personne ayant déjà utilisé une montre intelligente. Elle rappelle beaucoup Amazfit pour la navigation principale et la vue en cartes (ce qui n’est pas une mauvaise chose).

Depuis le cadran, un glissement vers le bas ouvre les réglages rapides modifiables, qui offrent de nombreuses options utiles :

Raccourcis DM76

Un glissement vers la gauche ouvre le menu des applications. Plusieurs styles de menu sont disponibles, mais la vue en liste est la plus utile car elle affiche les noms des applications à côté des icônes. Malheureusement, le tri est un peu aléatoire, ce qui rend les éléments plus difficiles à trouver :

Menu des applications DM76

Un glissement vers la droite affiche les notifications. Celles‑ci reflètent simplement les notifications de votre téléphone. Vous pouvez choisir quelles applications peuvent envoyer vers la montre, même si la liste intégrée est limitée et omet des applications clés comme Google Calendar ou les applications bancaires. L’application « Notify for Smartwatches » sur le Play Store est une solution acceptable – elle peut rediriger les notifications des applications non prises en charge via GloryFitPro.

Notifications DM76

Enfin, un glissement vers le haut ouvre la vue en cartes, qui est vraiment utile. Les cartes affichent l’activité quotidienne, la fréquence cardiaque, le sommeil, les minuteries, et plus encore. C’est aussi le moyen le plus rapide d’accéder à la plupart des applications, et c’est modifiable : vous pouvez supprimer et réorganiser les éléments selon vos besoins.

Cartes DM76

Remarque : Certaines options sont cachées et non exposées dans les réglages principaux, comme les contrôles granulaires du moniteur de fréquence cardiaque. Ouvrez l’application correspondante sur la montre et faites défiler jusqu’en bas pour les trouver.

Cadrans

La montre inclut 7 cadrans préinstallés que vous ne pouvez pas supprimer. Certains ont des boutons actionnables (difficiles à toucher et à peine utiles). Il y a aussi un cadran avec photo de fond que vous pouvez personnaliser depuis l’application, et vous pouvez en installer 2 de plus depuis le catalogue. C’est déroutant, car le MCU ATS3085S dispose de plus de stockage que l’ATS3085L, alors que ces montres permettent d’installer 4 cadrans supplémentaires.

La sélection dans l’application est vaste avec de nombreuses bonnes options. Voici un mélange de cadrans par défaut et installés via l’application :

Cadrans DM76

L’AOD a son propre ensemble de cadrans – 3 préinstallés et un que vous pouvez installer depuis l’application.

AOD DM76

Autonomie et chargement

L’autonomie est correcte malgré la batterie relativement petite de 360 mAh. L’écran plus petit aide probablement. J’ai atteint tout juste 6 jours sur une seule charge, avec environ 200 minutes d’utilisation du GNSS pendant cette période. C’était avec l’AOD désactivé et le geste de réveil au poignet activé (très réactif sur cette montre) – activer l’AOD fait chuter ces 6 jours à environ 3 jours.

Le câble de chargement magnétique se fixe solidement et recharge la montre de vide à plein en environ 1 heure. Il existe aussi un mode économie d’énergie qui peut prolonger l’autonomie en cas de besoin, même si seuls l’horloge et le compteur de pas restent fonctionnels dans ce mode.

Ne la rechargez pas avec un chargeur rapide – ces montres économiques manquent généralement de régulation d’entrée correcte et la batterie peut être endommagée. Utilisez un port USB d’ordinateur, ou un chargeur USB‑A limité à 5 V / 1000 mA.

Surveillance de la santé

La DM76 couvre les bases de la surveillance de la santé avec suivi de la fréquence cardiaque 24h/24 et 7j/7, mesure de la saturation en oxygène, suivi du sommeil, exercices de respiration et suivi du cycle menstruel. L’application vous permet de définir les objectifs habituels pour les pas, les calories actives et la distance, qui sont affichés en bonne place à la fois sur la montre et dans l’application :

Résumé quotidien DM76

Fréquence cardiaque et SpO2

Cette montre utilise le capteur optique VC30F-S, courant dans les montres chinoises économiques et largement utilisé sur les modèles GloryFit et GloryFitPro. Il mesure à la fois la fréquence cardiaque et la SpO2. La SpO2 peut être mesurée selon un planning, mais je ne peux pas me prononcer sur sa précision sans appareil de référence adapté.

La fréquence cardiaque « continue » est en réalité un échantillonnage périodique selon un planning (toutes les 5, 10, 20 minutes, etc.). Le capteur se réveille aussi pour des mesures en direct lorsque l’écran est allumé, en particulier si le cadran affiche la fréquence cardiaque. Il existe un mode actif optionnel qui prétend échantillonner lorsque du mouvement est détecté (activable depuis l’application de fréquence cardiaque sur la montre), mais je n’ai pas pu confirmer qu’il fonctionne.

Comme sur d’autres montres GloryFitPro, les démarrages à froid peuvent surestimer. Lorsque le capteur s’initialise alors que je suis immobile, il grimpe souvent vers 100 bpm alors que je suis en réalité autour de 65‑70 bpm. Les K72, K67A et Y101 montrent le même comportement, même si la DM76 se débrouille mieux pour revenir à une valeur raisonnable après une courte phase de calibration.

Suivi du sommeil

Le suivi du sommeil, comme sur les autres appareils GloryFitPro, est correct et utile. Il a détecté certains réveils nocturnes et fourni des estimations raisonnables des durées de phases.

Il a également identifié de manière fiable les heures d’endormissement et de réveil. Pour cette gamme de prix, c’est un résultat solide.

Suivi du sommeil DM76 vs Pixel Watch 2

Stress et état émotionnel

En général, ces deux mesures sont dérivées en partie de votre fréquence cardiaque et en partie de votre variabilité de fréquence cardiaque (HRV), mais honnêtement je ne leur ferais pas trop confiance compte tenu de la qualité du capteur lui‑même.

Fonctionnalités sport et plein air

Modes sportifs

La DM76 prend en charge environ 170 modes sportifs, couvrant tout, de la course et du vélo jusqu’aux activités plus confidentielles. Le marketing met en avant la natation, et elle est donnée pour 3ATM. Je considérerais cela comme une résistance aux éclaboussures plutôt qu’une montre prête pour la piscine et j’éviterais de la plonger.

Suivi GNSS, altimètre barométrique et boussole

Le suivi GNSS n’est malheureusement pas un point fort de cette montre. Il est fonctionnel, mais a du mal en environnement urbain. Si, pour une raison quelconque, l’A‑GNSS n’a pas été récemment provisionné par l’application vers la montre, obtenir un premier fix peut prendre un moment.

Voici quelques traces GNSS – en bleu, la DM76 ; en rouge, une Amazfit T‑Rex 3 Pro. Vous pouvez voir pas mal d’oscillations sur la DM76, qui a parfois du mal à garder une ligne droite et le bon côté de la rue.

Trace GNSS DM76

Je ne vais pas accabler une montre bon marché parce qu’elle ne rivalise pas avec une montre d’aventure haut de gamme à double fréquence qui coûte 10 fois plus cher, mais il est juste de signaler les limites. Je ne l’ai pas encore testée hors de la ville, même si je m’attendrais à de meilleurs résultats dans des zones plus rurales ou moins denses en immeubles.

En plus du GNSS, il y a un altimètre barométrique – utile en extérieur, mais avec les mises en garde habituelles. La pression atmosphérique change avec la météo, donc les relevés dérivent ; n’y comptez pas de manière trop précise. Il peut se calibrer soit manuellement après un fix GNSS, soit automatiquement pendant les activités suivies par GNSS. La précision est correcte mais pas parfaite. Voici une comparaison entre la DM76, la Pixel Watch 2 et l’Amazfit T‑Rex 3 Pro (l’Amazfit est la plus précise des trois ici) :

Comparaison de l'altimètre barométrique de la DM76 avec la Pixel Watch 2 et l'Amazfit T-Rex 3 Pro

Il y a aussi une boussole, pratique pour la navigation. Elle se calibre rapidement avec un mouvement en forme de huit et reste calibrée assez longtemps. En plus de l’application boussole dédiée, elle est disponible sur la vue de trace pendant les activités suivies par GNSS pour un meilleur contexte d’itinéraire.

Compteur de pas

Un basique, mais bien réalisé : beaucoup de montres surévaluent les pas à la maison ; celle‑ci non, elle fournit un total quotidien réaliste. Les nombres de pas en activité sont également proches de ceux de montres plus chères.

Suivi sportif et tests

J’ai porté cette montre pendant deux cycles de charge complets aux côtés de ma Pixel Watch 2 et de l’Amazfit T‑Rex 3 Pro, qui disposent toutes deux de bons capteurs et d’un bon suivi d’activité. J’ai enregistré chaque marche et chaque entraînement – randonnée, elliptique et musculation – puis sélectionné quelques séances représentatives pour ce test, en privilégiant celles qui étaient un peu moins que parfaites.

Marche en extérieur suivie par GNSS

Pour une raison quelconque, une seule séance s’est correctement transférée vers Strava, une marche en extérieur. C’est limité en portée, mais cela nous permet tout de même de faire quelques comparaisons avec de meilleurs trackers d’activité plus chers comme une Pixel Watch 2 et une Amazfit T‑Rex 3 Pro.

Enregistrements d'entraînement DM76 dans la montre

J’ai déjà détaillé la qualité du suivi GNSS et de l’altimètre barométrique dans la section précédente, donc je ne vais pas me répéter ici.

Le capteur VC30F-S est assez lent à réagir, donc les changements brusques de fréquence cardiaque sont souvent absents, même si la forme générale et la tendance de l’activité correspondent suffisamment bien au premier coup d’œil.

Regardons quelques‑unes des données de cette activité qui sont arrivées sur Strava :

Enregistrements d'entraînement DM76 dans la montre

Le résultat n’est pas aussi mauvais qu’il en a l’air au premier regard – les pics sont un peu exagérés à cause de l’échelle du graphique (sa plage est 70‑120 bpm), ce qui accentue les différences. En gros, c’est le meilleur résultat que vous puissiez attendre de ce capteur économique : globalement correct, mais lent à réagir aux changements.

Quelques autres données de marche : Séance de marche en extérieur DM76

Les deux montres étaient sur le même bras – notez l’écart de pas. La dépense calorique de la DM76 reste dans une fourchette raisonnable ici, sachant que Fitbit compte aussi les quelque 50 kcal correspondant à mon métabolisme de base pour la durée de la marche.

Musculation

Ensuite, une séance de musculation. Là encore, les pics de fréquence cardiaque typiques de ce type d’activité, qui ont atteint environ 130 bpm lors de cet entraînement, sont absents. Les dépenses caloriques sont assez faibles également – l’appareil Amazfit surestime probablement ici, mais pas autant que la DM76 sous‑estime.

Séance de musculation DM76

Elliptique

Le cardio régulier comme celui‑ci, avec peu de tension dans les bras, est assez facile à suivre pour les PPG. Comme vous pouvez le voir, la fréquence cardiaque est particulièrement instable aux bpm élevés sur la partie la plus intense de la séance. Elle oscille constamment de haut en bas de 10‑15 bpm. Les moyennes et les tendances restent toutefois cohérentes, et les autres données d’entraînement comme les calories brûlées sont raisonnables.

Séance elliptique DM76

C’est donc un peu mitigé. Pour un usage occasionnel, et compte tenu de la gamme de prix, je dirais que la DM76 offre une expérience correcte, et tant que vous êtes conscient de ses limites, elle sera probablement suffisante pour beaucoup de gens.

Fonctionnalités de montre intelligente

En tant que montre intelligente, la DM76 gère le miroir de notifications, les contrôles musicaux, la météo et une poignée d’applications basiques. Les notifications s’affichent proprement, même si l’interaction est limitée.

Les fonctionnalités clés incluent :

  • Notifications/messages : Vous ne lisez pas vraiment des messages, vous voyez plutôt des notifications reflétées. Elles sont regroupées par application et fonctionnent correctement, mais la liste blanche omet des applications évidentes comme Google Calendar. L’application « Notify for Smartwatches » sur le Play Store peut les rediriger via GloryFitPro.

  • Alarmes : Réglables directement sur la montre et elles fonctionnent de manière fiable.

  • Minuteries : Vous pouvez laisser les minuteries tourner en arrière‑plan, mais utilisez le geste de glissement vers la droite pour les quitter plutôt que le bouton retour, sinon elles seront fermées. Elles vibrent un moment, sans son.

  • Appels Bluetooth : Aucun problème. Le haut‑parleur et le micro sont clairs ; les correspondants m’entendaient bien et je les entendais sans souci. Fonctionnement impeccable.

  • Météo : L’application météo est décevante. En cherchant un look différent, l’écran de synthèse utile a disparu ; à la place, vous obtenez un graphique avec la température actuelle. Les prévisions sur 12 heures et 7 jours sont toujours là, au moins.

  • Localiser le téléphone/la montre : Fonctionne dans les deux sens. La portée couvre tout mon appartement.

Application météo DM76

L’application : GloryFitPro

L’application est basique mais suffisamment bien organisée. Les statistiques quotidiennes comme la fréquence cardiaque et la SpO2 sont faciles à trouver et affichées avec des graphiques clairs. Vous ne pouvez pas zoomer, mais un appui affiche la mesure et l’horodatage. La profondeur des données est limitée et vous ne trouverez pas de métriques avancées comme la HRV (que ce capteur ne peut, à mon avis, pas fournir).

L’ergonomie des enregistrements d’entraînement est mauvaise et leur accès est déroutant. Il n’y a pas de simple chronologie des séances ; à la place, des onglets listent les types d’entraînement et un petit lien ressemblant à un total ouvre les enregistrements pour cette activité. C’est une façon étrange d’organiser les choses.

La connexion entre la montre et le téléphone est fiable, avec une bonne portée, et la synchronisation fonctionne comme prévu. Le plus gros problème est l’absence d’indicateur d’état ou de poussée A‑GNSS, donc il n’y a aucun moyen de savoir si les dernières éphémérides ont été envoyées – et cette montre bénéficie vraiment d’un A‑GNSS à jour pour obtenir un fix.

L’intégration Strava est peu fiable. Certaines séances se transfèrent correctement – cartes et fréquence cardiaque incluses – tandis que d’autres n’apparaissent pas, arrivent avec des données manquantes ou affichent de mauvaises dates.

Conclusion

À ce prix, la DM76 est facile à apprécier. Le matériel donne une meilleure impression que ne le laisse penser le chiffre sur la boîte : finition soignée, AMOLED net, confortable au poignet, et une autonomie qui s’étend sans problème à près d’une semaine. Comme compagnon du quotidien, elle couvre bien les bases – notifications, appels, contrôles musicaux, alarmes, minuteries – et ajoute des extras utiles comme une boussole et un altimètre barométrique pour un usage léger en extérieur.

Les limites sont claires. Le GNSS a du mal dans les rues en ville, le suivi de la fréquence cardiaque est en retard sur les pics, la limite de stockage des cadrans est étrange, et la fluidité de l’interface n’est pas au niveau qu’on pourrait attendre de ce MCU. Considérez les 3ATM comme une résistance aux éclaboussures plutôt qu’une montre prête pour la piscine, et laissez l’AOD désactivé si vous voulez conserver plusieurs jours d’autonomie.

Si vous avez besoin de données d’entraînement précises ou d’une cartographie irréprochable, visez plus haut dans la gamme. Si vous cherchez une montre de tous les jours peu coûteuse, esthétique, qui gère bien les bases et tient la distance, la DM76 remplit le contrat – et le rapport qualité‑prix est excellent.